Guide Sante le diabete et ses conséquences
 
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Il faut également savoir que l'atteinte des artères est d'autant plus fréquente que les glycémies sont élevées, et que, lorsque les complications se sont installées, il n'y a guère de traitement pour les faire disparaître (les traitements dont on dispose ne permettent le plus souvent que de stabiliser certaines d'entre elles). Il est donc absolument nécessaire de tout faire pour éviter l'apparition de ces complications. C'est une grossière erreur que de croire que l'on peut se soigner «seulement un peu» lorsque l'on n'a pas encore de complications, et qu'il sera toujours temps de mieux se soigner lorsque les complications auront débuté. But du traitement Le but du traitement est de ramener les glycémies à la normale : • pour se sentir en forme et obtenir ou garder un poids normal, • pour éviter les malaises et les comas, • pour éviter que les artères et les nerfs s'abîment. Le traitement doit associer : • une alimentation équilibrée, • une activité physique régulière, • la suppression du tabac, • des comprimés ou des injections d'insuline. Une surveillance régulière est nécessaire : • des glycémies, • de la tension artérielle, des artères et du coeur, • du fonctionnement des reins (analyses de sang et d'urine), • des pieds (au moins une fois par an par votre médecin), • des yeux (consultation chez un ophtalmologiste même s'il n'y a pas de baisse de la vue). Facteurs influençant la glycémie La glycémie varie en fonction de différents facteurs : • l'alimentation, • l'activité physique, • le niveau de l'insuline (nombre et type de comprimés, ou doses d'insuline). Elle peut également être influencée par des circonstances inhabituelles : • une maladie (angine, grippe, bronchite, abcès dentaire...), • un choc émotif, des problèmes psychologiques ou des contrariétés, • un traumatisme, un accident... source : diabsurf
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Site sur la pompe à insulineDiabète : les nombreux avantages de la pompe à insuline : Diabète : les nombreux avantages de la pompe à insuline Depuis 30 ans, les patients diabétiques peuvent bénéficier des pompes à insuline. Ce dispositif très fiable et fonctionnel améliore de manière considérable le quotidien des malades. Pourtant, leur usage reste trop peu répandu en France. Découvrez les atouts de ce traitement pas comme les autres. Alors que 25 % des patients américains bénéficient d’un traitement par pompe à insuline, c’est le cas de seulement 5 % des diabétiques français. Méconnaissance de ce dispositif, peur des dysfonctionnements… les idées reçues sont encore nombreuses. L'association de diabétiques Dextro en Fête organise une soirée de témoignages de passage à pompe à insuline tous les 1er lundis du mois à partir de 21h sur le tchat La pompe à insuline comment ça marche ? Il est important de rappeler que le diabète ( de type 1)* se caractérise par un dysfonctionnement du pancréas, incapable de produire l'insuline nécessaire à l'organisme. Pour réguler leur taux de sucre (glycémie) dans le sang les personnes diabétiques doivent régulièrement s'injecter de l'insuline et surveiller de très près les variations de cette hormone. Contrairement aux injections, la pompe à insuline permet de diffuser de toutes petites quantités d'insuline en permanence, reproduisant ainsi de façon très proche l'activité du corps d'une personne non diabétique. Le patient peut également choisir d'ajouter un peu plus d'insuline au moment du repas ou si cela lui semble nécessaire. Pour le Dr Jean-Yves Josse, diabétique de type 1 et lui même porteur d'un tel dispositif, le principal avantage de la pompe est double : "La délivrance d'insuline en continu qu'on appelle "débit basal" est beaucoup plus physiologique". Deuxième avantage souligné par le Dr Josse : la possibilité de choisir la dose et le moment des apports en insuline sans avoir à faire d'injection. Cela permet une plus grande liberté dans la vie quotidienne et surtout une plus grande flexibilité des heures de repas. Non seulement, on est gagnant sur le plan thérapeutique mais aussi sur la qualité de vie. Un meilleur contrôle glycémique Pour savoir si un diabète est équilibré, l’indicateur de référence est l’"HbA1c". Derrière ces quelques lettres se cache la mesure du taux d'hémoglobine glycosylée qui permet d'évaluer le taux de glucose sur trois mois. Chez une personne non-diabétique, ce taux est inférieur à 6, chez les patients diabétiques, cette valeur doit être inférieure à 7 % et ce afin de réduire les risques de complications. Selon les résultats de diverses études, la réduction de 1 point de l'hémoglobine A1c réduirait de 45 % le risque de rétinopathie ou encore de 25 % les atteintes rénales. De plus, selon les dernières études, le traitement par pompe réduit les risques cardiovasculaires de 42 % et même le risque d’infarctus de 57 % par rapport à un traitement classique par insuline. Mais il faut également veiller à ce que ce taux ne connaisse pas de variations trop importantes. Et là encore, on mesure bien tout l’intérêt de la pompe qui délivre des doses régulières. Selon le Pr. Bringer, diabétologue au CHU de Montpellier, "l’ensemble des études dont on dispose montre un avantage des pompes sur les traitements par multi-injections. L’équilibre glycémique est moins variable, mieux stabilisé, et ceci grâce au caractère précis et modulable de ce dispositif médical". Autre avantage thérapeutique non négligeable, la pompe à insuline permet de limiter le nombre d'hypoglycémies sévères et modérées, notamment les hypoglycémies nocturnes tant redoutées par les patients et leur entourage. Il en va de même pour les hyperglycémies dont souffrent 90 % des diabétiques aux premières heures de la journée. Les pompes permettent de programmer de l'insuline ce qui n'est pas envisageable avec les injections. Pour le Dr Josse qui ne manque pas d'humour "la pompe est tout simplement une Game Boy qui fusille les glycémies supérieures à 2 g". Ce mode de fonctionnement évite les yoyos glycémiques, ces variations permanentes du taux de sucre, principales responsables des complications dues au diabète. Pour le Pr. Bringer "l'insulinothérapie n'est comparable à aucun autre traitement, elle nécessite une finesse très importante et une modulation permanente, de la réactivité. et c'est là que la pompe à insuline trouve toute sa place". Enfin, il faut ajouter que l’utilisation de la pompe permettant de délivrer des doses d’insuline plus précises et plus régulières s’accompagnent d’une moindre consommation d’insuline. Au jour le jour avec une pompe Comme de très nombreux patient porteur de pompes, le Dr Jean-Yves Josse se considère comme un privilégié. Diabétique de type 1, il n'a jamais connu les multiples injections quotidiennes et sa profession lui permet d'appréhender parfaitement son diabète et son traitement. Il nous confie que des réticences persistent sur la pompe à insuline : "on croît souvent qu'on perd toute liberté et que le diabétique a alors une compagne appelée pompe 24 heures sur 24. Or la pompe est moins grosse qu'un portable et on peut s'en déconnecter pour de petites périodes". Sa conclusion est sans appel "la priorité doit être donnée à la santé et le traitement optimum pour la santé d'un diabétique, c'est la pompe". Les patients doivent évidemment rester libres de choisir leur traitement mais il est important pour eux de connaître toutes les options thérapeutiques possibles et d'avoir la possibilité d'essayer chaque traitement afin de trouver son équilibre et de pouvoir dire "oui, ce traitement me convient". Anne Aurélie Epis de Fleurian, Pharmacienne Source : Entretien avec le Dr Jean-Yves Josse le 27 janvier 2006. http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/diabete/articles/9326-diabete-pompe-insuline-avantages.htm * précision de l'association Dextro en Fête.
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Actualité de l'association lecteurs de glycémie sport et diabète Quizz Calculez votre IMC Acidocétose chti-diab Fondation Lejeune ITFLa maladie et ses conséquences Qu'est-ce que le diabète ? Le diabète se rencontre à tous les âges de la vie, même chez les enfants, et sa fréquence augmente avec l'âge. Il atteint 3 à 4 % de la population, soit environ deux à trois millions de personnes en France. Dans un cas sur dix, un traitement par des injections d'insuline est nécessaire. Le sucre présent dans le sang a du mal à être utilisé car il a des difficultés à entrer dans les cellules du corps, par suite d'un manque en insuline ou d'une difficulté d'action de l'insuline. Ceci est gênant car le sucre est la principale source d'énergie de l'organisme, et parce que son élévation dans le sang entraîne une altération des artères «un peu comme le calcaire dans les canalisations d'eau». Rôle de l'insuline Quand des personnes qui ne sont pas diabétiques avalent du sucre, ou des aliments qui sont transformés en sucre par la digestion, comme le pain, les pommes de terre, les pâtes, le riz... le pancréas, qui est un organe situé dans l'abdomen en arrière de l'estomac, fabrique immédiatement de l'insuline pour permettre l'utilisation de ce sucre et éviter qu'il ne reste trop longtemps dans le sang. En dehors des repas, et pendant la nuit, le pancréas continue de fabriquer de l'insuline, mais de façon beaucoup moins importante. Pendant la digestion, le sucre est mis en réserve au niveau du foie et des muscles. Cette réserve est appelée glycogène. Il s'agit d'un assemblage de sucre. Cette mise en réserve est favorisée par l'élévation de l'insuline. L'augmentation de l'insuline permet la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas En dehors des repas, le sucre nécessaire au fonctionnement des cellules de l'organisme est fourni par le glycogène du foie dont la quantité diminue. Cette libération de sucre à partir du glycogène est favorisée par la baisse de l'insuline. La diminution de l'insuline permet la libération du sucre dans l'intervalle des repas Au repas suivant, la réserve en glycogène est reconstituée. L'insuline permet donc la mise en réserve du sucre dans le foie et les muscles à la suite d'un repas. Mais elle a aussi un rôle au niveau de toutes les cellules du corps : sa présence est nécessaire pour que le sucre puisse entrer dans les cellules. On peut schématiser le rôle de l'insuline de la façon suivante : • Si le pancréas fabrique de l'insuline en quantité normale, le sucre peut entrer normalement dans les cellules et la glycémie est normale : • Si le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou s'il existe une difficulté d'action de l'insuline, le sucre ne peut plus entrer normalement dans les cellules et s'élève de façon anormale dans le sang : L'insuline agit au niveau de toutes les cellules C'est une clef qui permet l'ouverture des portes des cellules pour le sucre En résumé, en cas de diabète : • Après un repas, le sucre est difficilement mis en réserve dans le foie et les muscles, ce qui entraîne une glycémie beaucoup plus élevée après le repas qu'avant le repas. • Entre les repas, le foie fabrique du sucre en quantité excessive, et ce sucre peut difficilement être utilisé par les cellules de l'organisme. Il existe deux sortes de diabète Deux mécanismes conduisent à l'élévation du sucre dans le sang : le pancréas ne fabrique plus assez d'insuline, ou les cellules sont moins sensibles à l'insuline. Autrement dit, en reprenant la comparaison «clés/serrures» : «il y a un manque de clés pour ouvrir les portes des cellules pour le sucre» ou «ce sont les serrures des portes des cellules qui fonctionnent mal». • Si le pancréas ne fabrique plus du tout, ou presque plus, d'insuline, il s'agit d'un diabète qui doit être traité par de l'insuline dès son apparition, car dans ce cas les comprimés ne parviennent pas à obliger le pancréas à fabriquer davantage d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 1 ou diabète insulinodépendant car la vie du diabétique dépend d'injections d'insuline. Comme malheureusement l'insuline est digérée lorsqu'on l'avale, il faut utiliser des injections sous la peau de manière à éviter le passage par l'estomac. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT1» ou «DID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète maigre» car le manque sévère en insuline conduit à un amaigrissement. • S'il existe une difficulté d'action de l'insuline, il s'agit d'un diabète qui peut être traité pendant un certain temps par des médicaments qui rendent les cellules plus sensibles à l'action de l'insuline, ou qui obligent le pancréas à fabriquer plus d'insuline. Ce diabète est appelé diabète de type 2 ou diabète non insulinodépendant car la vie du diabétique ne dépend pas d'injections d'insuline. Le nom de ce diabète est souvent abrégé «DT2» ou «DNID». Il a pendant longtemps été appelé «diabète gras» car l'excès de poids le favorise, et parce qu'il s'accompagne souvent d'un excès de poids. Mais après une dizaine d'années d'évolution de diabète de type 2, un traitement par l'insuline peut devenir nécessaire pour parvenir à maîtriser les glycémies (diabète insulinorequérant, diabète insulinonécessitant). En effet, l'insuline n'est qu'un outil qui doit être utilisé lorsque les comprimés ne parviennent plus à normaliser les glycémies, et bien que la survie du diabétique de type 2 ne dépende pas des injections d'insuline, l'insuline devient indispensable pour éviter les complications du diabète. Conséquences de la difficulté d'action de l'insuline ou du manque en insuline A court terme Lorsque le taux de sucre dans le sang s'élève à plus de 1,80 g/l, cela entraîne un passage de sucre dans les urines car les reins sont des filtres qui n'arrivent à retenir le sucre que s'il ne dépasse pas 1,80 g/l dans le sang. Ce passage de sucre dans les urines entraîne une perte obligatoire d'eau, ce qui fait que les urines deviennent plus abondantes. D'autre part, le corps qui n'arrive pas à utiliser correctement le sucre, va se mettre à utiliser ses graisses de réserve, avec pour conséquence un amaigrissement et la production d'acétone et de déchets acides qui vont perturber le fonctionnement des cellules avec risque de coma. Autrement dit, si l'insuline n'est pas en quantité suffisante, il peut se produire la succession des événements suivants : • augmentation de la glycémie, • passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif => augmentation des boissons absorbées, • déficit énergétique => utilisation des graisses de réserve => amaigrissement et fatigue, • production de déchets acides => nausées, vomissements => coma. Remarque : le mécanisme de l'augmentation du volume des urines est : passage de sucre dans les urines => augmentation du volume des urines => déshydratation => soif, et non : soif => augmentation des boissons absorbées => augmentation du volume des urines => élimination plus importante de sucre. A long terme L'hyperglycémie entraîne une altération des artères un peu comme l'excès de calcaire entraîne un encrassement des conduites d'eau. Les grosses et surtout les petites artères peuvent être atteintes, avec pour conséquence un risque d'atteinte des jambes (artérite), des reins (néphropathie), des yeux (rétinopathie) et des nerfs (neuropathie). Cette atteinte des artères est plus fréquente si on fume. Il faut donc cesser de fumer, pour ne pas avoir deux causes pouvant abîmer les artères.
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